L’EMDR-IMO

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hypnothérapeute-EMDR

Un hypnothérapeute EMDR pratique, en parallèle de l’hypnothérapie, l’EMDR-IMO ou eye movement desensitization and reprocessing.
Cette discipline est le fruit des travaux d’une psychologue américaine, 
Francine Shapiro, qui a expérimenté l’hypnose thérapeutique et d’autres thérapies, telle que la pnl, dans le traitement des grands traumatismes.
L’EMDR-IMO emploie la 
désensibilisation et le retraitement des souvenirs post-traumatiques en utilisant la stimulation des mouvements oculaires des 2 yeux. Cette stimulation permet de décharger les émotions associées à ces souvenirs traumatiques et de créer des connexions neuronales permettant à l’information d’être traitée par le cortex cérébral.

Les souvenirs traumatiques passent ainsi d’une case à l’autre : de la mémoire des émotions (où ils étaient « coincés » au niveau de l’amygdale), à celle des souvenirs. Ils cessent alors de se manifester sous forme d’émotions fortes, de cauchemars ou de flash-backs pénibles. Certains thérapeutes parlent d’un grand « nettoyage » du subconscient. En tant qu’hypnothérapeute EMDR, je parle personnellement d’un : « changement d’angle de la caméra » au niveau de ce qui se passe dans les perceptions intérieures du patient.

Ma pratique d’hypnothérapeute EMDR

C’est Formée par Laurent Gross et Philippe Aim, spécialistes français du domaine, que je suis devenue hypnothérapeute EMDR. Dans ma pratique, j’insiste sur le fait que je n’utilise jamais l’EMDR-IMO en première intention. Elle  s’impose à moi lorsqu’il me parait que de lourdes charges émotionnelles, de type traumatique, bloquent les processus de changement et de guérison induits par l’hypnose.

Plusieurs contextes m’amènent à intervenir en tant qu’hypnothérapeute EMDR

  • Soit je connais déjà mon patient, que je traite déjà par l’hypnose médicale pour un trouble précis (douleurs chroniques, problème tabagique, amincissement…). La relation de confiance instaurée entre nous me permet alors de lui proposer directement l’EMDR-IMO pour résoudre les blocages qui s’opposent à l’amélioration des maux traités par l’hypnose.
  • Soit il s’agit d’une première séance, et je procède à une anamnèse pour faire connaissance avec la personne et avec tous les antécédents qui l’amènent à moi. Je pratique ensuite l’hypnose avec elle et je lui propose l’EMDR-IMO si je rencontre une problématique post-traumatique.

Avec l’EMDR-IMO , le patient revit son traumatisme en état de transe, soit en état de conscience modifié. La relation de confiance avec son thérapeute est donc fondamentale pour aboutir à des résultats positifs.

Dans tous les cas, j’explique bien au patient que l’EMDR fait revivre le trauma, et que son accord est requis avec ce principe. Puis, dans l’optique de bien cerner le traumatisme à traiter, j’ai coutume de le qualifier par des mots-clés, que je lui fais répéter afin de les valider avec lui. Je m’assure ainsi d’être sur la bonne voie.

Stéphanie-Marmara-hypnothérapeute

Une fois que les prérequis à une séance sont bien définis et acceptés, le protocole peut commencer. Une séance se déroule suivant des séries d’exercices d’une dizaine de minutes, qui allient le mouvement des yeux avec la reviviscence des souvenirs douloureux. Durant chaque série, je vais balayer le regard du patient de mes gestes successivement, horizontaux, verticaux, puis qui prendront la forme de différents dessins. Entre chaque série, nous procédons à une pause au cours de laquelle le patient exprime ce qu’il ressent. Puis le travail continue… Les mots font jaillir le trauma et les mouvements oculaires stimulent la transe. Mon rôle de thérapeute est de cheminer aux côtés de mon patient en l’emmenant sur un chemin chaotique au départ, qui, au fil des exercices s’éclaircit. Le travail en soi commence toujours par un état de transe négative, avec un sentiment de malaise qui accompagne la réminiscence du souvenir traumatique (angoisse, douleurs corporelles, émotions négatives).

Mais, une transformation intervient à un moment donné. Je note comme un basculement dans le corps du patient, qui s’opère à la faveur de la transe et du cadre bienveillant de la thérapie. Ce basculement est un changement physique, palpable par un profond état de relaxation qui va changer sa perception de l’événement. La distance se crée alors avec le mal-être du départ, qui cède la place à des images psychiques plus confortables. Le phénomène va aller en s’accroissant au fil des séries d’exercice, jusqu’au résultat final où le traumatisme se dissipe.

J’ai coutume de décrire le travail qui s’opère comme une forme de danse, entre le mouvement de mes doigts, des yeux du patient, de ses émotions et de mes mots. Ce travail s’opère toujours à 2, ce qui m’amène à féliciter mon patient des progrès accomplis en fin de séance. Je clos en général le travail avec un petit exercice de visualisation, où le patient prend le train ou l’avion en laissant quelques « bagages » derrière lui…

Témoignages

« J’ai vécu des événements très bouleversants en travaillant dans une Ephad pendant le confinement. J’ai du affronter plusieurs décès successifs de résidents et cela était très difficile à vivre. Les séances d’EMDR ont été d’un grand secours, car ayant ancré en moi les mouvements oculaires, je revisualisais ensuite ces mouvements et revoyais le visage de mon hypnothérapeute en travaillant, ce qui m’a donné un regain d’énergie pour mettre tout cela à distance. Merci encore. « 

Isabelle

« J’ai fait 1 séance d’EMDR en visio avec Mme Marmara suite à un traumatisme pendant mon accouchement et j’ai bien retrouvé le sommeil depuis. Je me sens plus sereine. Je la recommande vivement, son écoute est très attentive et bienveillante. »

Emilie